Rédiger du contenu pour les autres ou pour soi-même : le paradoxe du rédacteur web

paresse.jpeg

Quand le rédacteur web rédige pour ses clients, il ne rédige pas pour lui, forcément. Or il doit alimenter régulièrement son ou ses sites afin de continuer à être visible sur la toile et donc d’être facilement trouvé par lesdits clients. Pas simple n’est-ce pas ?

« TEMPUS FUGIT » qu’ils disent…

Comme les cordonniers qui sont paraît-il les plus mal chaussés, le rédacteur web est parfois celui dont la régularité de publication laisse le plus à désirer. Les journées n’ayant jusqu’à présent que 24 heures (mais les progrès de la science n’ont sans doute pas fini de nous surprendre), il est parfois difficile de concilier l’écriture pour autrui et l’écriture pour soi. En clair le temps passé à rédiger du contenu pour ses clients, ou bien à prospecter pour faire davantage de rédaction, est forcément du temps que l’on ne peut consacrer à son écriture personnelle.

Être rédacteur web, c’est savoir faire des choix cornéliens

Par écriture personnelle j’entends bien sûr la rédaction pour le compte de son propre blog ou du site qui lui sert de vitrine et de carte de visite pour ses éventuels clients, et non pas le roman inachevé qui attend dans un tiroir parce que là c’est encore une autre histoire. Le rédacteur web possède en effet nécessairement un site vitrine ou un blog qui le rend visible sur la toile afin de trouver des clients pour lesquels il va justement rédiger du contenu. Or pour qu’il soit bien référencé il lui faut écrire régulièrement, et ce éventuellement au détriment de ses clients. Ou l’inverse. Car c’est là tout le paradoxe du rédacteur web : écrire pour ses clients et s’oublier au risque de ne pas gagner de nouveaux prospects, ou écrire pour lui mais avoir moins de temps pour ses clients. J’avais bien dit que ce n’était pas simple.

Rédacteur web, champion du dilemme

Pour peu qu’en plus le rédacteur web se pique de vouloir soigner ses relations sur les réseaux sociaux, toujours dans le but de gagner en visibilité et d’atteindre toujours plus de clients potentiels, alors là… Et c’est sans compter le temps passé pour le rédacteur web consciencieux à se tenir au courant des dernières évolutions du monde digital et autres contraintes SEO à géométrie variable. Car le web est chronophage, tous ceux qui l’utilisent pour le travail notamment le savent bien. C’en est alors fini de l’idée que se font parfois certaines personnes du télétravail : travailler quand et où on veut, avoir ses propres horaires ou plutôt ne pas en avoir… Ça c’est dans la théorie, car dans la pratique le rédacteur web est souvent tiraillé entre l’obligation de mettre à jour ses sites et faire sa promotion (oui il faut aussi avoir l’âme d’un commercial et se vendre soi-même) et celle de rédiger encore et toujours du contenu pour les clients à fidéliser.

L’ouvrier du web, champion de l’organisation

Mais tout n’est pas noir et la vie du rédacteur ou de tout autre besogneux de la toile n’est pas synonyme de calvaire et journées à rallonge (enfin pas toujours). Oui il y a une solution pour tout mener de front : cloisonner ses activités et essayer d’être rigoureux dans son organisation. J’ai bien dit « essayer ». Car se forger un emploi du temps du type gestion personnelle de ses sites de telle heure à telle heure, gestion des clients sur une autre partie de la journée, tout ça c’est bien beau dans la théorie et ça peut marcher. Mais il ne faut pas négliger le grain de sable qui vient enrayer la machine, et encore moins l’irrégularité des commandes, les délais (parfois insensés) à respecter au risque de perdre le client.

Et en plus de tout ça il faut parfois avoir une famille, manger et accessoirement dormir. Bref une vie de tout repos.

Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Rédiger du contenu pour les autres ou pour soi-même : le paradoxe du rédacteur web

  1. Murielle dit :

    Cela fait longtemps que je tourne autour d’un article de ce genre… ;o)
    Et il y a aussi la fatigue (intellectuelle) qui fait que lorsque l’on s’y met, les mots s’échappent nous faisant repousser alors parfois ad-vitam aeternam l’article que l’on voulait écrire  » pour soi « .
    J’ai d’ailleurs un mal fou à cloisonner à cause de cela : lorsque l’inspiration ne vient pas (ou plus), adieu l’emploi du temps tout bien rangé. Et bonjour le stress contre-productif…

  2. Agatheb2k dit :

    Fort heureusement, je n’écris que pour mon bon plaisir et c’est déjà bien assez compliqué, alors si je devais en faire mon gagne-pain ce serait une fichue galère… mais je compatis 😉

    • C’est souvent le piège lorsque l’on décide de faire de façon professionnelle une activité que l’on en pratiquait auparavant que pour le seul plaisir: les contraintes prennent le pas sur le plaisir initial, et il faut savoir se ménager des plages (et des pages!) d’écriture uniquement pour soi afin d’entretenir le plaisir.

  3. cyrille86 dit :

    bonjour, cyrille kemayou jeune rédacteur en herbe, je suis à la quête de mon premier client depuis j’aimerai que vous me veniez à l’aide. cordialement

    • Bonjour Cyrille et merci de votre passage ici. Débuter dans la rédaction web est bien difficile, car la concurrence est de plus en plus dure et il faut savoir se vendre. Trouver son premier client demande du travail, et parfois il peut s’agir au contraire d’un simple concours de circonstances. Il faut être présent sur le web: créez votre site si ce n’est déjà fait, participez aux différents forums de discussion concernant les activités sur Internet (la rédaction mais aussi la création de sites, le référencement, il existe des tas de pistes), formez-vous par tous les moyens possibles, ne cessez d’apprendre pour vous perfectionner. Mais surtout lorsque vous postez, que ce soit sur des forums ou des blogs comme ici ne négligez jamais votre orthographe, c’est ce qu’un client potentiel remarquera en premier, même s’il s’agit d’un post sur un sujet complètement étranger à votre activité: la qualité de votre rédaction c’est votre première carte de visite, elle doit être irréprochable. Bon courage!

  4. formez-vous par tous les moyens possibles, ne cessez (pas : est manquant) d’apprendre…

  5. Bonjour, je viens de lire (enfin…) ton long texte au sujet de la rédaction web. Fort intéressant. Eh oui, je n’avais jamais eu le temps de me pencher sur cet écritoire. J’ai songé un temps à être écrivain public (mais oui), puis j’ai renoncé : trop chronophage. Il m’est arrivé de rendre service pour des courriers pour d’autres afin que se résorbent les problèmes qu’ils rencontraient. Pas si évident de se mettre dans la peau des autres. Le seul avantage que j’y vois, c’est que l’affectif n’étant pas partie prenante, on ne retient que les éléments objectifs. Il y a le recul indispensable, à condition de savoir écouter. Et traduire la pensée du sujet qui est soumis. C’est vrai que c’est intéressant, mais bon, non, je ne me verrais pas en faire un métier, c’est trop restrictif. Mais je te tire mon chapeau : tu manies tellement bien la langue que tu es à même d’épauler ceux qui sont demandeurs.

    • Merci de ta visite ici (changement d’ambiance par rapport au blog!), et de tes remarques. Ce métier est loin d’être restrictif comme tu sembles le penser mais au contraire il offre une variété infinie de possibilités de pratiquer l’écriture. Et il permet également de belles rencontres souvent!

Répondre à Murielle Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s